L'Union européenne doit se prononcer lundi
L'indépendance, soumise pour une durée indéterminée à une supervision internationale, devrait être reconnue rapidement par les Etats-Unis et plusieurs grands pays de l'Union européenne.
Washington a "pris note" de la proclamation et appelé toutes les communautés du Kosovo au calme. "Nous évaluons cette question et nous en discutons avec nos alliés européens", a déclaré le département d'Etat.
L'UE se réunira, elle, lundi à Bruxelles au niveau des ministres européens des Affaires étrangères. Au cours de cette réunion, les pays européens espèrent sauver les apparences en adoptant une déclaration commune, malgré le refus d'une partie d'entre eux de reconnaître l'indépendance.
Quatre "grands" pays européens - Grande-Bretagne, France, Allemagne et Italie - devraient confirmer leur intention de reconnaître rapidement le Kosovo. Ils espèrent entraîner dans leur sillage une majorité d'autres pays, même si le calendrier des reconnaissances effectives reste imprévisible.
Mais six pays (Chypre, Grèce, Espagne, Bulgarie, Roumanie, Slovaquie) ont dit clairement qu'ils n'étaient pas prêts à reconnaître ce nouveau micro-Etat issu de l'ex-Yougoslavie.
Les diplomates des 27 ont donc planché dimanche soir sur une déclaration de compromis, "une plateforme qui permettrait de rassembler quasiment tout le monde", sauf peut-être Chypre, la plus opposée à cette indépendance, comme l'a expliqué le chef de la diplomatie suédoise Carl Bildt.